Pont de Vaux
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BIGUET Benoit Jean Marie


Ses origines


Benoit Jean Marie BIGUET est né le 22/11/1887 à Gorrevod au hameau de Corcelles au domicile de Antoine BOYER.
Sa mère Anne Victorine avait 23 ans et était agricultrice.
Son père était inconnu.
Sa mère se marie avec Antoine BOYER veuf de Philiberte RENOUD GRAPPIN le 13/10/1887 à Gorrevod.
 

Signalement

Le service des armées ne prenait pas de photos des militaires au moment du service militaire mais notait une description de chaque homme.
Benoit Jean Marie BIGUET mesurait 1.61 m; il avait les cheveux brun et les yeux roux.
Au niveau instruction générale il est classé 2 : sait lire et écrire.
 

Sa vie avant la guerre


Au moment du conseil de révision Benoit Jean Marie BIGUET exerçait le métier de domestique à Saint Albain (Saône et Loire).
Sa mère résidait à Pont de Vaux.
Il bénéficie d'une dispense article 22 "soutien de famille".
Il est incorporé au 23e RI à compter du 8/10/1908.
Il est libéré le 25/09/1910.
Benoit Jean Marie BIGUET se marie le 23/03/1912 à Romenay avec Marie SOEUR.
En juillet 1912 il est à Vérizet et début 1913 il est à Saint Gengoux de Scissé au hameau de Bassy.

 

La guerre

Benoit Jean Marie BIGUET est mobilisé le 3/08/1914 au 23e RI.
Il passe au 171e RI le 5/02/1915.
Il est blessé le 5/05/1917 au Chemin des Dames (plaie pénétrante au thorax).
Il décède de ses blessures le 7/05/1917 à 23 h à l'hôpital d'évacuation 32 Mont Notre Dame.
Il est inhumé à la nécropole nationale de Braine (02 - Aisne) tombe 420.

Historique du 171e régiment d'infanterie

dont extraits : Offensive de l'Aisne.

La grande offensive du printemps se prépare, du 16 au 19 Avril, le Régiment est en deuxième ligne, n'attendant qu'un signal pour se lancer à la poursuite de l'ennemi et exploiter les premiers succès. Mais la victoire se fait attendre : Dans la nuit du 20 au 21 Avril 1917, le 171e relève le 172° dans la région d'Ostel. Les allemands ont abandonné les bords de l'Aisne et se sont repliés sur les formidables positions préparées et organisées sur le Chemin-des-Dames, c'est leur ligne Hindenburg qu'ils défendront à tout prix.
Le 4 Mai, ordre est donné de les attaquer.
Les parallèles de départ étant insuffisantes, les bataillons d'assaut se placent dès le matin du 5 dans les trous d'obus et jusqu'à proximité des réseaux de fil de fer.
Le 5 Mai, à 9 heures, par un temps superbe, derrière un barrage d'artillerie, dans un nuage de poussière et de fumée, les bataillons se lancent à l' assaut dans un ordre parfait, maitrisent la résistance de l'ennemi et enlèvent les positions.
A 9 h 30, tous les objectifs sont atteints, 6 officiers, 450 hommes, un nombreux matériel tombent entre nos mains, c'est la joie du succès, mais les pertes sont lourdes, c'est Bechade, véritable entraîneur d'hommes qui tombe frappé de plusieurs balles, c'est Brunet, c'est Bergerot et d'autres encore que tout le régiment pleurera.
Après quelques jours de repos à Septmonts, le Régiment revient monter la garde sur ce Chemin des Dames, témoin de ses récents exploits, l' ennemi tâte le terrain mais ne prononce aucune contre-attaque sur le front du 171e qui vole encore au secours du Régiment voisin.