Replonges
(Accueil)

ALACOQUE Gabriel
ALACOQUE Louis
ALIBERT Marius
ALIBERT Prosper
AUGOYAT Pierre
BERNARDET Jean Marie
BERNOLIN Marius
BOURGEOIS Pierre
BRIVET Joseph
BROYER Hubert
BROYER Joanny
BROYER Louis Marius
BROYER Maxime
BROYER Philippe
BROYER Pierre
BUTILLON Georges
BUTILLON Jean
CHAMPANAY Louis
CHAMPLY Claude Michel
CHARTON Tony
CHATELET Édouard Joseph
CHATELET Maxime
COMTET Eugène
CORDENOD Jean
DESMARIS Alexandre Joseph
DOMBEY Vincent
DUCAS Emile
DUCAS Louis
DUCAS Marcel
EXTIER René Jean François
FENOUILLET Benoit
FLAMAND Benoit
FLAMAND Jean Marie
FLAMAND Pierre
FONTANEL Louis
FORESTIER Célestin
GOUDEFER Laurent
GRANGER Joanny
JACQUET Alfred
JOLY Francisque
LACOUR Francisque
LACOUR Louis
MANIGAND Jean Marie
MARGUE Benoît Francisque
MARGUIN Louis
MAURIN Philippe
MINGRET Marius
MONTERRAT Claudius
MORIER Eugène Philibert
NALLET Jean
NALLET Joannes
NALLET Philibert
NILLON Henri
NIZET Pierre
PAILLOUX Eugène
PERRAUD Benoit
PERROUSSET Jean Baptiste
PREVEL Louis
PRUDENT Alexandre
RENAUD François
RETY Joseph
REY Antoine
RION Claude
RION Jean Marie
RUDE Joseph
SEGUIN Antoine
SURATEAU Louis
THEVENARD Clovis
TRICAUD François
VERCHER Joanny
VOISIN Jean Benoit










 

 

MINGRET Benoit Marius


Ses origines


Benoit Marius MINGRET est né le 22/04/1894 à Replonges au bourg.
Son père Joseph Stanislas avait 43 ans et était aubergiste.
Sa mère Marie Augustine née GUILLON avait 37 ans.
 

Signalement

Le service des armées ne prenait pas de photos des militaires au moment du service militaire mais notait une description de chaque homme.
Benoit Marius MINGRET mesurait 1.65 m; il avait les cheveux blond et les yeux châtain.
Au niveau instruction générale il est classé 3 : sait lire écrire et compter.
 

Sa vie avant la guerre
 


Recensement Replonges 1906 - le bourg -

 - Joseph né le 6/02/1877 à Replonges; marié à Grièges le 29/06/1907 avec Marie Antoinette MARTINOT ; remarié avec Jeanne GUILLOT le 10/10/1921.
 - Marie née le 4/10/1881 à Replonges; décédée à Macon le 1/06/1964.
 - Julie Rosalie née le 16/12/1887.

Au moment du conseil de révision Benoit Marius MINGRET exerçait le métier d'ouvrier boulanger à Tours dans l'Indre et Loire.
Sa mère était décédée.
 

La guerre

Benoit Marius MINGRET est incorporé au 44e RI le 1/09/1914.
Il est nommé caporal le 4/10/1915.
Il est blessé le 26/04/1916 pat éclat d'obus au bras droit à Vaux dans la région de Verdun.
Il est nommé  sergent le 20/05/1916.
Il est cité à l'ordre du régiment le 24/05/1918 : "Gradé énergique et d'un beau courage; a donné instamment du 13 au 16/05/1918 l'exemple du sang froid sous un bombardement d'exceptionnelle violence; a su maintenir les hommes dans la tranchée bouleversée".
Croix de guerre avec étoile de bronze.

"Dans la nuit du 10 au 11 mai, le 44e relève, en plein combat, une brigade anglaise en face du village de Vierstraat, au nord-ouest du mont Kemmel, dont l'ennemi vient de s'emparer après de sanglants combats. Nos positions sont établies dans une plaine marécageuse que l'ennemi domine de son nouvel observatoire : les couverts y sont rares, les abris inexistants. Le harcèlement de l'artillerie allemande est continuel et meurtrier. Le sol est saturé d'ypérite que l'ennemi emploie à doses massives. On ne peut songer à circuler de jour sur ce terrain complètement découvert, où tout mouvement est repéré, et le port du masque est devenu pour nos soldats une pénible obligation de tous les instants. Le 14, une attaque allemande débouche sur la droite et s'étend sur tout le front de la division voisine. Une réaction immédiate de notre part brise l'effort de l'ennemi. Mais les pertes ont été sévères, et de très nombreuses intoxications ont considérablement réduit les effectifs ; le 44e est mis en réserve au sud de Poperinghe."

Benoit Marius MINGRET est tué le 16/07/1918 dans le secteur de Nanteuil la Fosse.
Il est inhumé à la nécropole nationale Prieuré de Binson Chatillon-sur-Marne (51 - Marne) tombe 2061.

Historique du 44e RI

dont extrait :
La 14e division, d'abord destinée à être placée en réserve derrière l'armée GOURAUD, dans la région de la Veuve, est amenée en hâte sur ce nouveau théâtre d'opérations.
Le 44e, groupé dans la nuit à Chouilly, passe la Marne dans la matinée du 16 juillet et bivouaque en position de réserve dans les bois d'Hautvillers. Il y reçoit l'ordre de relever, le soir même, le 408e régiment d'infanterie. Le bataillon ARLABOSSE se met en route à la tombée de la nuit.
Subitement, il se heurte à des éléments ennemis qui ont réussi à s'infiltrer dans nos lignes et débouchent des lisières du bois de Courton. En un instant, il évente le mouvement et se déploie immédiatement face au nord, couvrant le village de Nanteuil-la-Fosse. Le lieutenant-colonel NIÉGER, qui s'est porté en avant et a assisté à ce premier engagement, donne l'ordre de tenir à tout prix en attendant les deux autres bataillons. Chacun, du reste, est prêt à tous les sacrifices, exalté par la mission qu'a reçue le régiment de défendre une des plus riches régions de la France : le vignoble champenois.
A 22 heures, les bataillons VINCENDON et ORCEL sont venus couvrir les flancs du bataillon ARLABOSSE. Toutefois, en raison de l'épaisseur des taillis et de l'activité des patrouilles ennemies, la liaison n'est véritablement assurée que le matin du 18, au prix de combats extrêmement violents, où la lutte corps à corps revêt un caractère de grande âpreté.
Les Allemands occupent pourtant encore dans nos lignes une poche d'un kilomètre de pourtour sur 300 mètres de profondeur. Mais, le 18 juillet, la situation se modifie subitement. Les Alliés, sur tout le front, passent à l'offensive. A 14 heures, le 44e reçoit l'ordre de se porter en avant.